La cuisine vietnamienne, une invitation au voyage… – 2. A table !

Plat vietnamien
Plat vietnamien

Aujourd’hui, nous poursuivons notre voyage culinaire en direction du Nord Vietnam. Dans un article précédent, j’ai évoqué la cuisine vietnamienne au travers de différents marchés, aujourd’hui, nous continuons notre découverte de la gastronomie vietnamienne avec une petite revue des lieux où l’on mange et des plats qui y sont servis.

Pendant les deux semaines de notre voyage, nous avons pu goûter et tester un assez large éventail de plats dans des restaurants populaires, dans la rue, chez l’habitant ou dans des restaurants de Hanoï. Cela me permet de vous donner un aperçu partiel mais varié de la cuisine de ce pays.

La cuisine populaire et familiale

C’est sans doute dans la rue que l’on déguste au Vietnam une authentique cuisine populaire. Petits stands improvisés autour d’un brasero comme on l’a vu dans la ruelle menant à notre hôtel,  étals plus achalandés en bord de rue ou échoppes…, il est possible de manger à toute heure de délicieux en cas.

Assis sur de petites chaises, au milieu de le population locale, nous avons en particulier goûté le Bun Cha. Il s’agit d’un plat typique du Nord Vietnam composé de boulettes de porc grillés servis avec du vermicelle, une sauce maison et tout un éventail d’herbes fraîches. C’est un plat absolument délicieux,  mais, nous reviendrons ultérieurement sur cette recette que j’ai bien l’intention de vous présenter ici.

Marché de Nghia Lo (Nord-Vietnam)Marché de Nghia Lo (Nord-VietnamBrochette de bœuf dans des feuilles de LalotMarché de Can CauPlats préparés sur le marché de Bac HaMarché de Sapa : riz gluant cuit dans un tube de bambouCuisson de brochettes dans la rueVendeuse de fruits à consommer sur placePetite cantine dans HanoïCuisine de rue à Hanoï

En famille

Pendant la première partie du voyage, nous avons circulé en mini bus dans les montagnes du nord jusqu’à la frontière sino-vietnamienne. Le soir, nous nous arrêtions dans des « homestays », logements chez l’habitant, où nous prenions nos repas. C’est une occasion idéale pour goûter la cuisine faite maison et découvrir de nouveaux plats.

Pas  d’entrée/plat/dessert, tous les plats sont apportés en même temps et chacun se sert comme il entend. La nourriture est variée et excellente, le riz toujours présent accompagné de légumes ou plantes pas toujours connus (par nous). Le repas se termine avec le bouillon de légumes versé sur du riz et consommé comme un potage.

Dans les restaurants

Lors de notre périple dans les montagnes, le midi, nous nous arrêtions dans des restaurants « routiers » où est servi une cuisine simple pour les locaux et les gens de passage. Nous sommes plus ou moins bien installés, le sol est plus ou moins propre (on jette tout par terre y compris les os s’il y en a…) mais, à table, aucun problème de propreté.

Pas de carte ou de menu présenté aux clients, du riz, un peu de viande grillée, des légumes cuits dans un bouillon, des nems composent la plupart du temps l’assiette du client. C’est simple mais toujours bon.

Restaurant à Lao Cai, ville à la frontière sino-vietnamienne – ©MCweb.

A Hanoï

Hanoï a été notre camp de base et nous y avons passé quatre journées à différentes étapes de notre voyage. La ville est bruyante, trépidante, il est difficile de circuler sans risque car les scooters et les motocyclettes sont omniprésents dans la rue et sur les trottoirs… mais, c’est une ville très attachante et nous avons exploré sans aucun problème les différents quartiers de la ville.

Comme je l’ai précisé plus haut, on peut se restaurer facilement dans la rue mais il faisait une telle chaleur que nous avions souvent besoin d’une halte rafraîchissante dans des endroits climatisés.  Nous avons ainsi testé quelques restaurants de la ville offrant alors des cartes variées et des plats toujours délicieux.

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A deux reprise, nous avons également fréquenté un restaurant plus haut de gamme, chez « Madame Hien ». Paradoxalement, c’est un chef français qui dirige cet établissement qui porte le nom de sa belle mère à qui il rend ainsi hommage.

Situé dans une ancienne demeure coloniale qui a abrité l’ambassade d’Espagne, le restaurant est un peu à l’écart du tumulte de la ville. On a apprécié de manger tranquillement en terrasse. Quant à la cuisine, elle est raffinée et excellente. Les plats sont aussi beau à regarder que délicieux à goûter. Bref, une belle expérience…

En bord de mer

Pour découvrir au mieux la baie de Halong, nous avons séjourné pendant trois jours sur l’île de CatBa  et avons découvert dans des conditions exceptionnelles la baie de Lan Ha, petites sœur de la baie de Halong.

La baie de Halong se situe au nord de l’île de CatBa tandis que la baie de Lan Ha se trouve au sud-est. La baie de Lan Ha ne peut accueillir de gros bateaux comme dans la baie d’Halong. Moins connue, elle est beaucoup moins fréquentée. On y retrouve pourtant les mêmes pitons rocheux immergées, des grottes, des criques isolées et semble-t-il beaucoup plus de villages de pêcheurs.

 

La baie de Lan Ha compte de nombreux villages flottants de pêcheurs ainsi que des piscicultures sur l’eau. Cette ressource impacte bien sûr la cuisine locale qui offre une grande variété de produits de la mer.

Pour composer son repas, certains restaurants disposent d’aquarium devant leur bâtiment et on peut alors découvrir des espèces de coquillages ou crustacés assez étonnants voire déroutants… Finalement, nous avons opté pour des produits connus !

LimulesUn grand choix de coquillages Crabe dans aquariumAquarieums devant restaurant à Catba (Nord Vietnam)Coquillages dans aquarium (Ctaba, Nord Vietnam)Plat de calamarsLes squilles ou « crevettes-mantes »

Après le voyage…

J’aime la cuisine vietnamienne vous l’aurez compris. C’est une cuisine  équilibrée, très saine et néanmoins très goûteuse, elle fait la part belle aux légumes et plantes aromatiques de toute sorte. Je suis revenue avec deux ouvrages qui me permettront de continuer ce voyage et c’est ici que je partagerai avec vous les plats que j’aurais testés et sélectionnés.

Livres de cuisine vietnamienne – ©MCweb.

Dans le jardin, cette année, mon espace « aromatiques » s’est bien agrandi pour abriter les plantes nécessaires à mes recettes : coriandre chinoise, oignons ishikura, shiso pourpre… Dans un prochain article, je vous dirai tout sur sa mise en place.

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